Mon bien-aimé, mon tendre frère! Prends l’habitude de dire sur toute chose que tout va “pour le mieux”. Et même

Trois mots

Rabbi_Eliezer_Shlomo_Schik

Rav Eliézer Chlomo Chik zatsal, Tsadik de Yavnéel – Communauté Breslev "Heïh'al Hakodech"

Quelques mots

“Selon la parole, ainsi l’abondance” (Lykutey Mohara’n 34§,3)

“Par des paroles positives, on adoucit les Gvuro’t (source des épreuves et des décrets difficiles ici-bas) (Lykutey Mohara’n 207§)

Extrait du livret “Pour le mieux”, Rav Eliézer Chlomo Shik zatsa”l:

Mon bien-aimé, mon tendre frère! Prends l’habitude de dire sur toute chose que tout va “pour le mieux”. Et même si tu croules sous la vague des épreuves, des souffrances et de l’amertume, pour autant habitue-toi à dire “pour le mieux”, et tu verras alors comment tout se transformera véritablement pour le mieux.

Car notre maître, Rabbi Nah’man de Breslev, nous a dévoilé que la parole a une puissance extrêmement grande et lorsqu’une personne s’habitue à dire que cela va “pour le mieux”, elle génère ainsi, par cela, que du Ciel s’ouvre les portes pour que les évènements deviennent visiblement et palpablement “pour le mieux”.    

Car la parole porte en elle la force de générer le bien comme son contraire et toute la réussite ou l’échec de l’homme dépendent de sa façon de parler. S’il ne cesse de dire que sa vie est dure et amère, soupire, grince des dents, alors l’amertume prend véritablement poids en lui. Plus il se plaint, soupire… et plus son amertume grandit.

C’est pourquoi, habitue-toi mon cher fils à dire sur toute chose avec vivacité et joie qu’elle est “pour le mieux” car en ces mots une force inouïe d’influer “pour le mieux” non seulement sur toi mais aussi sur tout ton environnement.

Tu dois savoir, par ailleurs, mon tendre fils, que tout ce que tu endures d’autrui, est aussi pleinement bien, afin d’effacer de toi l’empreinte de tes fautes. Car bien souvent, l’homme se voit confronté à toutes sortes de crises, de turbulentes vagues et d’humiliations lui venant d’autrui et il ne sait pas l’origine de tout cela et ça le brise.

Mais si tu te posais quelque peu et te remémorais combien tu as fauté à l’encontre d’Hachem, combien tu as sali ton âme voilà jours et années, combien en conséquence de cela aurait dû t’arriver le pire, et qu’Hachem au lieu de cela t’a pris en miséricorde et t’a échangé ce pire là contre les humiliations que tu subis d’untel ou d’un autre. Si tu étais conscient de cela tu t’exclamerais sur chaque insulte reçue et sur chaque souffrance endurée de ton prochain “c’est pour le mieux”.

Car en t’exprimant ainsi sur chacune des humiliations que tu endures de ton prochain, Hachem te pardonne toutes tes fautes et te rend ainsi quitte de nombre de jeûnes que tu aurais dû faire pour réparer chacune de tes fautes.

Ainsi aussi, lorsque viendra le jour de ton départ pour retourner en Haut, tu seras pleinement quitte du jugement du Guéhinam, car celui qui subit insultes et humiliations de son prochain et reste bondissant de joie en proclamant “c’est pour le mieux”, à cet instant précis lui sont pardonnées toutes ses fautes.

Quoi qu’il en soit, surtout ne répond rien et veille à tenir bon sans à aucun moment ne te laisser impressionner par ceux qui t’humilient et te font de la peine. Ne dit que “c’est pour le mieux” et sous peu viendra le moment où tu verras avec clarté les circonstances prendre l’allure du mieux.