Nos frères Hassideï Breslev ont toujours été très à cheval sur la propreté, car la propreté est un des fondements

Faut-il être propre?

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Rav Eliézer Chlomo Chik zatsal, Tsadik de Yavnéel – Communauté Breslev "Heïh'al Hakodech"

Nos frères Hassideï Breslev ont toujours été très à cheval sur la propreté, car la propreté est un des fondements de la personne et celui qui n’y prend pas garde, voilà le signe que son intériorité aussi a grand besoin d’être nettoyée. Car l’extériorité est liée à l’intériorité et la dévoile. Et celui qui prend garde à toujours laver son corps et ses habits, il lave par la même occasion son âme. Ainsi, notre maître écrit dans le “Séfer Hamidot” (Emouna, 27) que “lorsque l’on prend soin de laver ses mains à chaque occasion, on purifie par cela son cœur”. Car la règle générale est que la propreté de l’extériorité et celle de l’intériorité vont de paire.

Et notre maître Rabbi Nathan avait l’habitude de s’exclamer qu’en tout il peut imiter notre maître Rabbi Nah’man de Breslev, sauf dans le domaine de la propreté, car chez notre maître, même les semelles des chaussures étaient propres, tant il se gardait de toute saleté.

Un jour, une des filles de notre maître nommée Adel partit avec d’autres dames pour demander la Tsédaka pour les pauvres de la ville. Subitement, une pluie de grande violence s’abattit sur le petit groupe et le chemin devint boueux. La robe de chacune se tâcha à l’exception de celle d’Adel qui, en quelques pas empreints d’une grande célérité, parvint à se sortir de la boue sans la moindre tâche. Ses compagnes l’interpelèrent alors en lui demandant comment avait-elle fait. Elle leur répondit “mon père m’a enseigné comment aller dans la boue sans me salir”.

A cet enseignement se trouve bien sûr son parallèle dans le service d’Hachem. Même lorsqu’une personne se trouve déjà dans la boue, à elle pour autant de faire le tout pour que la boue où elle se trouve ne la salisse pas. La boue représente l’ensemble des fautes et des chutes possible et imaginables. Ne pas s’en laisser salir lorsqu’on s’y trouve signifie ne pas les laisser nous tâcher de tâches de désespoir. Car telle est en réalité l’intention essentielle du mauvais penchant. Au fil des chutes, infiltrer dans le cœur le désespoir pour qu’au fil du temps nous baissions les bras et cessions de chercher. C’est là aussi ce que notre maître enseigna à sa fille. Apprendre à passer les moments spirituels plus difficiles sans les laisser nous tâcher de désespoir. Sous aucun prétexte. Mais toujours s’efforcer de faire émerger en nous un nouvel espoir et de courir de plus belle vers une vie de propreté, matérielle comme spirituelle. 

Dans sa Yéshiva, Moharo”ch avait l’habitude d’exiger avec fermeté des élèves de veiller à la propreté du lieu mais il insistait aussi pour que chacun ne s’occupe que de la propreté de son lit et de son proche pourtour. Car bien vite, lorsqu’une personne décide qu’elle veut devenir propre, dans le domaine spirituel comme matériel, elle dévie du chemin et, sans s’en rendre compte, se met à essayer de rendre “propres” les autres et sa place à elle finit par rester sale. Alors que si chacun se concentrait à “laver” comme il se doit son petit périmètre, notre monde serait déjà étincelant de propreté.

(D’après Sih’ot Moharoch 4e volume, Propreté)

Prières, confiance, merveilles

“Dans ce monde, l’homme doit prier sur chaque détail de ses besoins. Même sur le détail le plus mineur, à lui de ne faire appel qu’à Hachem et à Hachem seul. A lui, par ailleurs de s’armer aussi d’une entière confiance et d’être sûr qu’Hachem recevra sa prière et le sauvera sans l’ombre d’un doute. S’il sait garder patience, il méritera alors de voir comme de tout cela jailliront des merveilles.”

(Otsar Haémouna, Arévout émouna, introduction)